Nous sommes toujours dans une relation avec quelque chose – avec le lieu où nous nous trouvons, avec la personne que nous avons en face de nous, avec celle qui était là quand nous avons pris notre premier souffle et celle qui sera là quand nous rendrons notre dernier souffle, et avec celle qui est là entre les deux. A un certain moment sur le chemin, nous ressentons le besoin d’avoir plus que ce qui est en nous. C’est un aspect de la fonction du monde : nous amener à participer, à nous exprimer, nous faire quitter l’endroit où nous nous trouvons pour nous faire aller de l’avant. En tant que tel, il s’agit là d’une illusion car la réalité est que nous revenons là ou nous sommes déjà. Mais le monde a une façon de nous faire sortir de nous, nous inciter à rentrer dans l’expression qui va nous permettre de savoir que chacun d’entre nous est déjà présent pour lui-même ou pour elle-même.
– John Morton
Le besoin de chercher « plus que ce qui est en nous » est un moteur d’évolution personnelle et collective. C’est une quête spirituelle pour grandir, apprendre, et se réaliser. Le monde extérieur agit en fait comme un déclencheur pour nous sortir de notre zone de confort et nous pousser à l’action, à l’expression de notre être.
Bien que nous soyons poussés à « aller de l’avant », nous revenons en réalité à ce que nous sommes déjà. Cela est une réflexion sur le paradoxe de la transformation personnelle : nous évoluons tout en restant fondamentalement nous-mêmes. Cette notion de retour souligne l’importance de l’acceptation de soi et de la reconnaissance de notre valeur personnelle, qui n’est pas conditionnée par des actions ou des accomplissements extérieurs.
L’expression personnelle est le moyen de prendre conscience de notre propre existence et de notre place dans le monde. Les diverses formes d’expression (artistique, intellectuelle, spirituelle) ont un impact sur notre perception de nous-mêmes. Le fait de « savoir que chacun est déjà présent pour lui-même » est un appel à reconnaître notre complétude intérieure et notre capacité à exister pleinement, indépendamment de l’approbation extérieure.
L’illusion créée par le monde (nous poussant à chercher à l’extérieur) et la réalité de notre être (nous sommes déjà complets) se retrouve dans les enseignements bouddhistes ou la métaphysique.
Paradoxalement, cette illusion est nécessaire pour que nous accédions à la vérité de notre présence. Ce paradoxe ramène au rôle des épreuves et des quêtes extérieures dans notre éveil spirituel.
Morton souligne que le monde nous « invite à participer ». Cela peut être interprété comme un appel à l’action et à l’engagement dans les relations, les communautés et les expériences.
Le monde comme miroir : Le texte laisse entendre que nos interactions avec le monde sont un reflet de notre cheminement intérieur. Le monde ne fait que révéler ce que nous portons déjà en nous
Le texte met en évidence que nous sommes constamment en relation, non seulement avec des personnes, mais aussi avec des lieux, des événements, et même avec nous-mêmes. Les liens qui façonnent notre existence sont nombreux et profonds. Le fait d’être connecté à la personne présente à nos débuts, celle à nos côtés à notre fin, et toutes celles entre les deux, souligne la continuité de nos interactions humaines dans le temps.
Nous sommes toujours dans une relation Nous sommes toujours dans une relation





Laisser un commentaire